La mise en œuvre du développement durable du tourisme : un défi pour l’industrie touristique
La ministre du Tourisme, Mme Nicole Ménard, a ouvert le Symposium le 17 mars dernier. Elle a tout d’abord présenté l’objectif de cet événement : échanger et mieux s’outiller pour être prêts à relever les défis qu’implique la mise en œuvre du développement durable. Elle s’est d’ailleurs dite très fière que le Symposium soit un événement éco-responsable. Elle a présenté l’Hôtel-Musée de Wendake et le Centre des congrès de Québec comme des modèles de développement durable. L’Hôtel-Musée a permis de valoriser la nation huronne-wendat alors que le Centre des congrès est parmi les chefs de file au monde pour ses pratiques environnementales avec les économies d’énergie et le recyclage.
En matinée, M. Michel Archambault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, a confirmé l’importance pour l’industrie touristique de s’engager dans une démarche de développement durable, particulièrement dans un contexte économique difficile. Selon M. Archambault, le développement durable doit désormais être inhérent de tout plan d’affaires. Les destinations qui n’endosseront pas les préoccupations du développement durable ne seront bientôt plus compétitives. Prendre ce virage, c’est notamment miser sur les retombées locales, la rentabilité et la coopération en plus d’assurer un équilibre entre le milieu socioculturel, l’environnement et l’économie. Il a notamment fait référence à quelques entreprises qui ont adopté des comportements modèles en la matière : l’Auberge Le Baluchon, en Mauricie, où le respect de l’environnement et de la communauté locale est un souci constant. Vélo-Québec, le groupe Transat, qui s’est doté d’une politique en la matière, l’équipe Spectra qui a mis sur pied des procédures de récupération pendant le Festival International de Jazz de Montréal et les autres événements qu’il organise, ou encore le Parc Safari d’Hemmingford et les zoos de Granby et de Saint-Félicien, qui ont adopté des mesures précises dans ce secteur.
Il a aussi souligné que les touristes étaient de plus en plus soucieux de voyager de façon à favoriser un développement durable et à protéger l’environnement. Selon un sondage, bon nombre de voyageurs sont même prêts à payer un peu plus cher (1 à 4 % de plus) si les entreprises ont un comportement responsable.

