Veille sur le tourisme hivernal - Mars 2019

Veille hivernale

Gestion et stratégie

Diverses stratégies de tarification

Dans le but de freiner la baisse d'achalandage et d'attirer une nouvelle clientèle, les centres de ski adoptent des stratégies de tarification variées.

  1. La gestion dynamique des prix : elle existe depuis longtemps dans l'industrie touristique, que ce soit pour le coût des vols, des forfaits ou des hôtels. Les prix s'ajustent à la situation du marché en vue d'établir un montant qui optimise les revenus des ventes. Dans certaines stations nord-américaines, le tarif tiendra compte de la fréquentation, du délai de réservation et même, parfois, de la météo. Les stations suisses commencent à peine à adopter des stratégies de gestion dynamique des prix. SkiArena Andermatt-Sedrun l'a introduite en 2017 et, aujourd'hui, c'est la station Saint-Moritz qui tente d'attirer les skieurs pendant les périodes creuses et d'allonger les délais de réservation en baissant ses tarifs.
  2. Le paiement partagé : en France, Avoriaz et La Plagne utilisent Pledg, une solution instantanée de paiement partagé qui facilite les achats de groupe. L'option est gratuite et accessible directement sur la page de la vente de billets. Chaque personne paie sa part par l'entremise de l'application. Selon le cofondateur de l'outil, Pledg permet d'accroître de 30 % le panier moyen dans les entreprises où il est implanté.

Sources : Le Temps et le Quotidien du tourisme

Développement durable

Des mesures incitatives pour favoriser l'utilisation de moyens de transport durables

Selon le consortium scientifique Ouranos, un réchauffement se remarque depuis au moins 40 ans au Québec. D'après un scénario plausible d'émissions de gaz à effet de serre (GES), on anticipe des hausses des températures moyennes annuelles pouvant aller de 2 à 4 °C d'ici 2050, puis de 4 à 7 °C d'ici la fin du siècle pour le sud du Québec, voire de 5 à 10 °C dans le Nord québécois. Cette hausse devrait notamment s'accompagner d'une diminution de la durée de la saison d'enneigement, d'où l'importance de réduire les émissions de GES. À cet effet, des initiatives de transport collectif ont vu le jour afin de permettre aux amateurs de sports d'hiver de limiter leur empreinte carbone.

  1. La station Snowbird, en Utah, propose à ses visiteurs de télécharger l'application de covoiturage R.I.D.E. (Reducing Individual Driving for the Environment), qui vise à réduire les émissions de dioxyde de carbone et les embouteillages dans le canyon Little Cottonwood. R.I.D.E. récompense les skieurs qui voyagent avec plus de trois personnes ou ceux qui prennent le bus de ski UTA pour se rendre à la montagne. Chaque R.I.D.E. procure des points échangeables contre des billets de remontée à moitié prix, des bouteilles d'eau qui soutiennent le projet Protect Our Winters et autres privilèges. De plus, les covoitureurs bénéficient d'un stationnement réservé gratuit!
    Dans le même ordre d'idée, SkiArena Andermatt-Sedrun, en Suisse, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé les « journées sans voiture » au début de janvier 2019, afin de sensibiliser les visiteurs à l'utilisation des transports en commun. Pour l'occasion, la station offrait un rabais de 50 % sur le prix d'un billet de train et sur le coût du billet d'une journée à la montagne.
    Les municipalités de Saint-Sauveur et de Mont-Tremblant, dans la région des Laurentides, bénéficient d'un service de transport express par autobus au départ de la gare d'autocars de Montréal : une bonne façon de réduire les déplacements en automobile et l'empreinte carbone.
  2. Depuis la mi-février 2019, les visiteurs de la station Val Thorens, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, en France, peuvent monter à bord d'une navette électrique pour circuler sur le site. Mis au point par des entreprises de la région, l'engin peut transporter jusqu'à quinze passagers le long d'une boucle de neuf arrêts.

Sources : Snowbird, Alpipro, htr.ch et TourismExpress

Produire sa propre électricité en combinant les trois énergies renouvelables

Dans le but de réduire sa facture énergétique et écologique, la station française Serre Chevalier et ses partenaires investiront 4,2 millions d'euros dans la production d'électricité d'ici 2021 en combinant les énergies renouvelables que sont l'eau, le vent et le soleil. Ces énergies naturelles peuvent alimenter le tiers de la consommation électrique de la station. Si ces essais sont concluants, l'entreprise souhaite fabriquer elle-même la moitié de l'électricité dont elle a besoin. Pour d'autres exemples, consultez cette analyse du Réseau de veille en tourisme.


Source : YouTube

Même chose du côté de la station de ski Åre, dans la province de Jämtland, en Suède, qui a recours aux énergies éolienne, hydraulique et solaire pour générer l'électricité nécessaire au bon fonctionnement des remontées mécaniques. Ses véhicules roulent à l'huile végétale et au carburant diesel et les transports publics sont électriques. Ces mesures visant à diminuer l'utilisation des combustibles fossiles s'inscrivent dans les objectifs environnementaux nationaux suédois qui proposent de réduire l'effet sur le climat, l'air frais, les lacs, les cours d'eau et le paysage en montagne. En fait, le pays ambitionne de devenir le premier au monde à ne plus employer d'énergies fossiles et à ne plus émettre de carbone d'ici 2045.

Sources : Le Dauphiné et Radio Télévision Suisse

La motoneige électrique, la voie de l'avenir?

Aurora eMotion, un fabricant de motoneiges électriques du nord de la Finlande, propose des safaris d'une durée de deux à trois heures au départ de Rovaniemi, et ce, depuis 2017. Pendant ce temps, trois ingénieurs de l'Université McGill ont fondé Taiga Motors et construit le prototype d'une motoneige électrique munie d'une batterie de 15 kWh, qui procure une autonomie de 100 km. La batterie se recharge en 2 heures (à 240 volts), mais un chargeur rapide amènera la batterie à 80 % de sa capacité en 20 minutes. Taiga Motors souhaite commercialiser cette motoneige dès l'an prochain.

Sources : Aurora eMotion et Auto Trader